Un peu plus d’explications et un peu d’histoire des origines du Yoga

Dans une société qui va à mille à l’heure, où le ‘tout, tout de suite’ est devenue une norme, commencer le yoga peut donc paraître un défi. Et pourtant, le yoga n’est pas ‘lent’. Il a été considéré durant des millénaires comme une médecine, où l’on a constaté que les maux de la ‘tête’ s’exprimaient au travers du corps. Il est intéressant de constater que cela est encore plus d’actualité dans notre société. La respiration est centrale. Un mécanisme automatique, sans conscience, où des apnées surgissent ; générées par de multiples facteurs, tel que le stress, l’effort physique, entre autres. Le souffle est court, gardant une quantité non négligeable de gaz carbonique, provoquant crampes, hyperventilation et autres effets secondaires.

N’oublions pas que le but du yoga est de trouver l’équilibre dans sa vie, selon ses propres besoins ; pas ceux du professeur, des écrits ou de la société. Découvrir soi-même les bien-faits d’une pratique régulière, en en faisant sa propre expérience. Oublier les idées reçues, les ‘on m’a dit que’ ou les promesses, les réseaux sociaux. J’ai tant entendu ‘je ne suis pas souple’, je suis trop ‘vieux/veille’, je suis rouillé(e), j’ai de l’embonpoint, ce n’est pas assez difficile, je n’ai pas le temps… Combien de temps est-on prêt à consacrer pour garder une bonne santé, tant physique que mentale ? Savez-vous qu’une pratique régulière réduit les inflammations et régule le système immunitaire ? Améliore la gestion du stress.

Le yoga est bien plus qu’une activité physique ; les ‘asanas’ ont été créés tant pour la musculature, comprenant toute la charpente physique du corps (y compris les nerfs, ligaments, etc), que pour les organes internes, le système lymphatique, endocrinien, digestif, entre autres, où la respiration consciente est centrale, favorisant la coordination. Le yoga active le système parasympathique, réduisant le stress, le rythme cardiaque et la production de cortisol. Sans parler du cerveau, la pratique du yoga et de la méditation renforce la communication avec le cortex pré-fontal pour une meilleure régulation émotionnelle. Il augmente la matière grise dans l’hippocampe et le cortex cingulaire antérieur, améliorant la mémoire, l’attention et la concentration. Il stimule la sérotonine et la dopamine favorisant équilibre émotionnel, motivation et résilience face à l’anxiété (des études de neurosciences et d’imageries cérébrale). Avec de la patience et du temps, on acquiert des techniques pour faire face aux vicissitudes de la vie, sans peur ; apprendre à lâcher prise (à l’aide de son corps), accepter qu’on ne peut pas tout maîtriser ; accueillir ‘l’inconnu’, sans crainte. Voici ce qu’une pratique consciente et régulière peut vous apporter ; le corps et la respiration deviennent ‘les outils’, les sensations peuvent être transposées dans les événements de la vie quotidienne.

Son origine remonterait à plus de 5000 dans l’Himalya ou le Tibet… avant d’être embrassée par l’Inde (d’aujour’hui). Considérée comme une médecine empirique, basée sur des centaines et centaines d’années d’observations. Accessible uniquement à quelques initiés (Maîtres) où les maux de ‘l’esprit’ s’exprimaient par le corps. L’enseignement, bien que musculaire, ligamentaire, est principalement basé sur les énergies, le fonctionnement du système nerveux central, lymphatique ou encore endocrinien, le cœur, entre autres. D’où certaines positions ‘inconfortable’, celles qui massent les organes internes ou celles qui génèrent la peur (de tomber) ou même les inversions. Le ‘Prahna’ – souffle – est considérée comme l’énergie vitale. Dans son histoire, un yoga plus puissant a été initié par un Maître sur la demande d’un maître de la guerre pour ses deux fils (adapté au XXe siècle par celui qu’on appelle ‘Ashtanga’ ou Power Yoga).

Au fil du temps, le Yoga originel s’est modifié, séparant le Kundalini Yoga (que certains nomment comme étant le ‘yoga de la conscience’) à la pratique plus physique : le ‘Hatha Yoga’. Pourtant, l’un est lié à l’autre, il est très difficile de pratiquer le Kundalini, sans les bienfaits du Hatha, qui se pratique majoritairement assis, position que peu peuvent tenir longtemps ; il challenge le mental. Très bénéfique notamment pour les sportifs de haut niveaux où le mental est la clé de leur performance.

Aujourd’hui, on trouve quantité de ‘yoga’, oubliant parfois les principes de base : ‘aisance et confort’ dans la pratique ; équilibre – tant mental que physique – où la douleur n’y a pas sa place.